Grippe d'homme

J'ai une grippe d'homme.
La plus grosse grippe de tout les temps du monde entier.
Je vais peut-être mourir.

J'haïs ça être malade. (Bon, clairement je ne suis pas la seule. Je n'ai jamais entendu quelqu'un dire: «Mon nez est bloqué, je respire mal, ma tête tourne, je fais de la fièvre...YEAH!! Bye bye santé et bonjour maladie! Appelle ma tante Monique qu'elle me fasse un gâteau c'est le PARTY!!!» )

J'aime quand les choses vont vite, et quand tu es malade, rien ne vas vite.
Y'a pas de remède miracle, il faut juste que tu attendes que ça passe.
«Reposes-toi, mange de la soupe, bois du jus d'orange, prends des advil et dors, tu vas aller mieux dans 2 jours.»
C'est pas ça que je veux entendre.
Je veux qu'on me dise «Prends 2 advils et dans 5 minutes, tu vas être top shape!» (bon, je veux pas juste qu'on me le dise, je veux que ça marche aussi!) Mais non...y'a jamais rien d'aussi facile.

Être malade, ça me stress, parce que pendant que j'agonise au fond de mon lit avec mon surplus de couvertes, ma morve et ma fièvre, je ne fais que penser à ce que j'aurais pu faire si j'étais en forme. Je me dis que je prends du retard, que je pourrais juste me lever 5 minutes pour envoyer 6-7 courriels, que ces 2 jours de maladie mettent sérieusement ma carrière en jeu.
(Moi mélodramatique et exagératrice? Mais nooooooooon, pas du tout!)
Et je stresse. Je dresse une liste, entre 2 toux, de choses que je vais devoir faire quand je vais arrêter d'avoir les sinus en feu.
Est-ce que je me repose? NON.

Et en plus d'être stressée, je me fâche.
Je trouve ça injuste que tout le monde continue son rythme de vie normal pendant que moi, pauvre petite chose malade, je suis en train d'AGONISER au fond de mon lit, entre un restant de néocitran et une pile de kleneex sales.

Où sont mes fleurs, mes cartes de prompt rétablissement, mes ballounes, mes visiteurs en pleurs de me voir si souffrante?
Où sont les médecins jeunes et sexy qui font tout pour me sauver la vie et qui parle avec une voix de basse à ma famille pour lui dire «Elle va s'en sortir»?
Où sont les bougies allumées par des étrangers pour me supporter, les reportages télé sur ma vie héroïque, les t-shirts avec ma face dont tous les profits iront à ma fondation nouvellement créée?
Où est le film sur ma vie, la minute de silence en mon honneur, les statuts Facebook qui me citent?
Où sont les gens prêts à me donner des sinus neufs, une télé plasma, des transfusions de vitamine C?
Où est l'hôpital qui porte mon nom, la chorale d'enfant pour ma guérison, les joueurs du Canadiens qui viennent me visiter et m'amener des jouets?

J'ai une grippe d'homme, pourquoi la province ne s'est-elle pas mobiliser pour moi?

La seule chose à laquelle j'ai droit, c'est de la soupe en canne, des mouchoirs qui m'arrachent les bords du nez et mon homme qui est tanné de m'entendre commencer mes phrases par «Si jamais je meurs...»

Commentaires

  1. Pour ton nez malade: des kleenez avec lotion et du SECARIS, un gel pour badigonner tes narines en feu et qui fait des miracles ;)
    Sinon, ben t'as pas le choix... Dors :)

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