Notion du temps

Je n'ai pas une bonne notion du temps.
Dans ma tête, tout est long, quand en réalité, ça prend genre 3 secondes à faire.

Ma mauvaise notion du temps est d'ailleurs une des raisons pourquoi je suis INCAPABLE de porter une montre.
Ça me mets de mauvaise humeur parce que le temps (sur ma montre et en général) ne passe pas assez vite.
Et on dirait que d'avoir ce temps qui passe lentement collé sur le poignet, ça ne me vas pas.

En fait, le temps et moi, on est pas vraiment des amis.
Il est jamais de mon bord. Soit il est là et il me stress, soit il me manque, soit il ne passe pas vite, soit il passe trop vite, soit il est interminable ou juste pas timé. Il m'énerve. Il peut pas être «juste parfait» ou même «juste correct» ou à la limite je prendrais un «un peu short». Mais non. C'est pas son style.

Ma plus grande source de stress avec le temps, c'est être à l'heure.
Et ma plus grande source de frustration, c'est ceux qui ne le sont pas.
Je suis ponctuelle (même si pendant des années je l'ai niée parce que ce n'était pas considéré comme «cool»). Vraiment ponctuelle. Je ne suis pas capable d'arriver en retard, même si j'essaye, je finis toujours par arriver à l'heure.
Et oui, quand tu es au secondaire, ça peut faire de toi une graine. Mais quand tu es adulte, c'est une genre de fierté. (Non? Est-ce que je suis la seule qui pense ça? Hey! Ho! Les ponctuels, êtes-vous fiers?!)

Je ne comprends pas le monde qui ne sont pas à l'heure.
On est pas au Moyen-Âge où on calculait les heures du jour selon la messe et la position du soleil. Dans ce temps-là, je peux comprendre que tu ne soies pas ponctuel.
Mais aujourd'hui? Ça me fâche!

Je peux t'envoyer un texto à 3 heures du matin pour te demander comment ça va et tu me réponds en 4 minutes.
Mais me rejoindre à 16 heures au métro Mont-Royal, ça c'est tellement difficile!
Pis généralement, quand tu donnes rendez-vous à quelqu'un, c'est pas dans la savane à la tombée de la nuit.
Là je peux comprendre que tu arrives en retard: toutes les broussailles sont pareilles, y'a fallu que tu te battes avec une hyène, t'as perdu ta flash light dans le combat et un bras aussi. Je ne suis pas fâchée que tu sois en retard. On dirait même que j'ai couru après.
Mais quand c'est dans un endroit «pas si loin que ça» dans lequel tu es déjà allé plusieurs fois...c'est quoi ton excuse?
La seule que je vois, c'est que je ne suis pas si importante que ça.
Mais dans ce cas-là, pourquoi TU voulais qu'on se voit?!

Y'en a qui trouve que je capote peut-être un peu.
Mais j'ai raison d'être fâchée. Parce que si on se rejoint à 16 heures et que la personne en question arrive à 16h20...ça fait déjà 20 minutes de retard. C'est beaucoup. Tu peux en faire des choses en 20 minutes.
Mais moi, je suis arrivée 20 minutes en avance (parce que je suis ponctuelle et parce que j'ai une mauvaise notion du temps). Alors ça fait 40 minutes que j'attends.
Et tu peux en faire des choses en 40 minutes, des choses beaucoup plus passionnantes que repousser les itinérants, éviter les solliciteurs de Green Peace et refuser d'acheter du pot. (Généralement, ce sont les activités possibles quand tu rejoints quelqu'un à l'extérieure de la station Berri-UQÀM)

Maintenant, disons que ça fait 40 minutes que je t'attends.
Dehors.
Et c'est l'hiver.
Il fait -30.
C'est assez long pour que j'aille des engelures et que je perde le bout de mon nez et 2-3 orteils.

Alors, chers gens pas ponctuels (vous ne l'êtes pas tous, mais pour ceux que ça vise), pensez à ça, la prochaine fois que vous ne serez pas à l'heure (et cette prochaine fois est sans doute maintenant, est-ce que j'ai vu juste?)

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