Noël des vendeurs.

Noël approche (Ho! Je vous en apprends des affaires moi-là!)
J'ai commencé à faire mon magasinage de cadeaux, mais je dois avouer que magasiner sous la pluie, c'est pas super féérique.

Pendant que je magasinais, j'ai remarqué les vendeurs.
Et j'ai décidé de vous en parler, pour le plaisir de la chose (et pour rendre votre magasinage de Noël plus éclairé)

Il y a deux sortes de vendeurs: à commission et pas à commission.
(Notez ici qu'il n’y a pas de statistiques scientifiques à ce que je vais vous dire, mais j’ai travaillé plusieurs années dans le service à la clientèle, dans des boutiques où nous étions à la commission alors je suis très au courant des techniques employées)

Tout d’abord, il faut différencier les boutiques à commission de celle qui ne le sont pas. C’est très simple.
Si quand vous entrez dans une boutique personne ne vous regarde, on vous ignore et qu’on dirait même que les vendeurs se sauvent quand vous voulez leurs poser une question, alors ils ne sont pas à commission.

Si par contre dès que vous mettez un petit orteil dans la boutique ils sont 4 à venir vers vous en souriant et en vous disant bonjour et en voulant être anormalement familier et gentil et chummy avec vous, et qu’ils répètent 29384935 de fois «Est-ce que je peux vous aidez? Avez-vous trouvé ce que vous chercher? Puis-je me rendre utile?» Alors, vous êtes dans une boutique à commission (et probablement qu’ils travaillent au salaire minimum et qu’ils seront renvoyés s’ils n’atteignent pas leur quota donc si vous n’acheter rien)

Mais parfois ils sont plus subtils et ne vous sauteront pas dessus. Ils vont essayer de vous avoir avec des arguments de vendeurs. Alors j’ai fait un top 3 des arguments de vendeur que, si vous les entendez, vous savez que vous êtes en train de vous faire avoir (argument que j'ai déjà utilisé en tant que vendeuse, que vous aussi (si vous êtes vendeurs) et que je me suis déjà fait dire en tant que cliente)

1- la fameuse phrase «J’en ai un chez nous» ou encore :« Je l’ai acheté pour ma mère et elle l’adore»…
Il faut comprendre que le vendeur n’a JAMAIS acheté l’article dont il vous parle, que cela ne lui a même pas effleuré l’esprit et qu’il n’y a sans doute jamais touché. (Et s’il vous parle de sa mère, c’est qu’il essaye d’être cute en montrant qu’il a de belles valeurs familiales et qu’il trouve que vous avez l’ai vieux.)

2- La phrase classique de «C’est mon plus gros vendeur, ça part très vite!»
Ça, c’est juste que ça ne part pas vite mais qu’il veut être sûr que tu le prennes en pensant : «Je suis tellement intelligent, j’en ai un et quand un autre va venir pour le prendre il n’y en aura plus.» En réalité, c'est sans doute l'article qui va se vendre è 98% de rabais au boxing day.

3- Quand ils répondent tout le temps «Oui!» en souriant et en vous montrant toutes les petites fonctions niaiseuses au lieu de montrer ce que l'objet fait d’essentiel : de grâce, partez en courant!!!
Mettons un aspirateur. Il ne va pas te parler de comment il aspire ou nettoie mais il va te montrer que tu peux mettre la radio, qu’il a une couleur particulière, une place pour mettre ton café, une télécommande, des écrans plasma pour voir entre les poils de ton tapis, etc...

Donc, j'espère que ça vous aide (ou aidera), j'espère qu'il n'est pas trop tard (et que vous êtes en train de vous dire «Damm, je me suis fait avoir moi-là!» et j'espère que les vendeurs ne m'en voudront pas de divulguer leurs secrets! (Je me sens comme le gars masqué qui dévoile les trucs des tours de magie)

Et une dernière petit chose (c'est la vendeuse en moi qui parle): quand on dit à un vendeur: «Je vais revenir», le vendeur le sait que vous ne reviendrez pas.

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