Ce moment de l'année...

On est au mois d'août, le festival est fini, c'est le temps de prendre un peu de vacances!
(Ben dans mon cas là, peut-être que vos vacances sont déjà finies, je sais pas!)

On est rendu à «CE» moment de l'année.
Je ne sais pas si je suis la seule qui vis ça en fait. Mais je ne pense pas. À moins que beaucoup de mes collègues soient des menteurs. Ou peut-être qu'ils le vivent à un autre moment de l'année. Ou peut-être qu'ils sont tellement confiants que ça ne leur effleure jamais l'esprit.

Mais moi, à chaque année, ça m'arrive.
Ce moment. LE moment.

Le terrible moment où tu te dis «Ça y est, je n'écrirai pu jamais rien de bon!»
PU. JAMAIS.
Est-ce que je suis la seule de même?
On dirait que tu as tellement tout donné pendant l'année, tu as tellement travaillé les textes que tu viens de présenter durant l'été que tu ne vois pas comment tu pourrais en avoir des nouveaux, des meilleurs, des plus drôles, des différents.

Y'a un petit moment de panique qui embarque.
Et comme la panique ne vient jamais seule, ça part de même dans ma tête (il peut y avoir quelques variantes par moment là):

«Seigneur, mais si je ne réussis pas à écrire, je ne pourrais pas jouer en septembre. Et si je ne joue pas en septembre, je vais me faire oublier. Et si je me fais oublier, ben ça va être encore plus difficile de jouer ailleurs. Et si je ne joue plus, ben j'ai pu de job. Et si j'ai pu de job, ben je ne peux pu payer mon appart ni rien. Je ne pourrais pas faire de cadeaux à Noël. Va falloir que je retourne travailler dans une jobine que j'haïs au salaire minimum. Pis va falloir que j'explique à ma famille, au souper de Noël que finalement, j'ai eu un revirement de carrière. Je vais être tellement loser!»

Parce que oui, dans ma tête, c'est comme ça que ça fonctionne. Une petite pensée en amène une autre qui créer un tourbillon et qui fini seulement quand, au bout de mon scénario, j'ai 65 ans, je vis avec 7 chats toute seule et je vends L'Itinéraire.
Moi mélodramatique et exagératrice?
BEN NON. PAS PENTOUTE!

Alors voilà. Ma première journée de vacances, je la passe à paniquer parce que (rien de moins) ma carrière est en jeu. (D'un coup que je manque le contrat du SIÈCLE pendant que je suis en vacances?) Tsé, des belles vacances reposantes là?

Je sais.
Il faut juste que je respire. Que je relaxe. Que je me repose. Que je décroche.
Pis c'est ça que je vais faire.
Je pense.
Mais tsé, d'un coup que cette année c'est vrai que je n'écrirais pu jamais rien de bon?
(Et ça repars!)

Commentaires

  1. Mais non, bien sûr. Reculez pour sauter plus loin... Moi aussi, j'ai peur parfois de ne plus être aussi inspiré au travail, mais le fais de décrocher aide à trouver de nouvelles idées, à voir les choses différemment. Bonnes vacances Gabrielle!!

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  2. Un de mes collègues de travail pigiste me disait "Je pars en vacances seulement quand j'ai trouvé mon prochain contrat, comme ça j'ai l'esprit en paix". Une forme d'inspiration. Bonne vacances.

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